La réponse courte. Cela dépend de votre profession. Les professions de santé réglementées, notamment médecins, kinésithérapeutes et infirmiers, ont un code de déontologie qui prohibe strictement le recours à la publicité. Les ostéopathes, chiropracteurs, étiopathes, sophrologues, hypnothérapeutes, naturopathes et la plupart des praticiens de médecines douces ne relèvent pas de ces codes en France. Une réserve toutefois : certains syndicats l'interdisent à leurs adhérents, le risque étant alors la radiation du syndicat.

1. Les professions qui ne peuvent pas

Les professions de santé réglementées disposent d'un code de déontologie inscrit au Code de la santé publique. Celui des masseurs-kinésithérapeutes, par exemple, prohibe de façon stricte le recours à la publicité. La même logique s'applique aux médecins et aux infirmiers.

Si vous exercez l'une de ces professions, la question est tranchée et les leviers publicitaires vous sont fermés. Restent les leviers non publicitaires : votre fiche d'établissement, votre site, les avis, le réseau de prescripteurs et le bouche-à-oreille.

2. Les professions qui peuvent

En France, les ostéopathes, chiropracteurs, étiopathes, sophrologues, hypnothérapeutes, naturopathes, psychopraticiens, énergéticiens, réflexologues et la grande majorité des praticiens de médecines complémentaires ne sont pas considérés comme des professions de santé réglementées. Ils ne sont soumis ni à un ordre, ni au code de déontologie des professions médicales.

Pour eux, il n'est pas interdit de promouvoir leur activité.

3. La réserve syndicale

C'est le point que presque personne ne mentionne. Certains syndicats professionnels interdisent la publicité à leurs adhérents. En ostéopathie notamment, un syndicat le prévoit dans ses règles internes.

Ce que vous risquez dans ce cas n'est pas une sanction légale, c'est une radiation du syndicat. À vous d'arbitrer en connaissance de cause, après avoir relu les statuts auxquels vous avez adhéré.

4. Ce que vous avez le droit d'écrire, et ce qui est interdit

Le droit de communiquer ne vaut pas droit de tout écrire. Trois principes s'appliquent quelle que soit votre profession.

  • Ne promettez pas de guérison. Une allégation thérapeutique qui garantit un résultat vous expose, et elle est de toute façon fausse : aucune pratique ne soulage 100 % des patients.
  • N'utilisez pas un titre protégé qui n'est pas le vôtre. Le titre de psychothérapeute, par exemple, est encadré par la loi. Employer un terme réservé sans en remplir les conditions est un risque réel.
  • Restez factuel sur vos formations et vos résultats. Vos diplômes, vos années d'exercice, vos spécialités et les avis de vos patients sont vérifiables, et c'est ce qui vous protège.

En pratique, la formulation qui fonctionne le mieux est aussi la plus prudente : décrivez les motifs pour lesquels on vient vous consulter, expliquez comment se déroule une séance, et laissez les patients parler des résultats à votre place.

5. Notre limite éthique

Au-delà de ce que la loi autorise, nous appliquons une ligne : informer de votre présence, jamais chercher à persuader quelqu'un qui n'a aucun besoin de consulter.

Cela nous conduit à privilégier les canaux où la personne cherche déjà, comme la recherche locale, ou choisit librement de cliquer. Et à écarter les formats intrusifs : affichage massif, porte à porte, achat de listes de numéros, envois de messages en masse.

Nous ne sommes ni juristes ni votre ordre professionnel. Cet article donne des repères, pas un avis juridique : vérifiez votre situation avant de lancer quoi que ce soit.

Pour aller plus loin

Nous vérifions votre éligibilité pendant l'audit, avant toute proposition.