La réponse courte. Sur Facebook et Instagram, personne ne vous cherche : les gens font défiler leur fil et vous vous invitez chez eux. La posture qui fonctionne n'est donc pas de convaincre mais d'informer que vous existez. Les trois réglages qui décident du résultat sont le ciblage géographique réel, l'objectif de conversion et la page d'arrivée. Comptez huit à dix euros par jour pour obtenir des données exploitables en une semaine et demie.

1. La différence avec Google, et pourquoi elle change tout

Sur Google, quelqu'un qui tape votre profession suivie du nom de votre ville a déjà décidé de consulter. Sur Facebook, il ne cherche rien. C'est ce qu'on appelle une audience non intentionniste, et cela change complètement la façon de s'adresser à elle.

Concrètement : on n'essaie pas de convaincre quelqu'un de prendre rendez-vous. On informe qu'un praticien existe à côté de chez lui, pour tel type de problème. Le jour où le besoin apparaît, votre nom revient naturellement.

C'est aussi la ligne éthique que nous appliquons : informer de sa présence, jamais pousser quelqu'un qui n'a aucun besoin.

Ce canal devient le principal, et non le complément, dans deux situations : quand votre zone est peu dense et que le volume de recherche est insuffisant, et quand votre métier est peu connu du grand public. Une praticienne en milieu rural que nous accompagnons a vu sa campagne Google ne produire aucune réponse en trois semaines, avant de basculer sur Facebook et de passer de 20 à 90 clients par mois.

2. Les cinq erreurs qui font brûler un budget

  • Booster une publication depuis son téléphone. C'est l'interface simplifiée, celle qui décide à votre place. Elle dépense vite et cible mal. Les campagnes qui fonctionnent se construisent depuis le gestionnaire de publicités.
  • Optimiser sur les clics plutôt que sur les rendez-vous. L'algorithme livre exactement ce qu'on lui demande. Demandez-lui des clics, il vous apportera des clics, y compris de personnes qui ne réserveront jamais.
  • Diffuser sans rien mesurer. Sans traceur installé sur votre site, vous ne saurez jamais si vos vingt euros de la semaine ont produit trois rendez-vous ou zéro. L'algorithme non plus, et il ne peut donc pas s'améliorer.
  • Cibler trop finement dès le premier jour. Empiler les critères jusqu'à obtenir une audience de huit mille personnes produit des publicités chères qui convertissent peu. On commence large, on laisse l'algorithme trouver, puis on affine avec les données réelles.
  • Trancher au mauvais moment. Deux euros par jour, c'est trois semaines avant la moindre conclusion. À l'inverse, garder une création qui dépense sans produire de rendez-vous coûte tous les jours.

3. Le réglage le plus négligé : votre zone

C'est le plus coûteux, et presque personne ne le vérifie. Une ville sélectionnée par défaut vient souvent avec quarante kilomètres autour : votre budget part chez des gens qui ne feront jamais le trajet.

Repartez de votre rayon réel de prise de rendez-vous. À la campagne, vingt minutes de route sont banales. En centre-ville, dix minutes de trop et la personne choisit quelqu'un d'autre. Posez un repère, ajustez à cinq, dix ou vingt kilomètres selon la densité de praticiens, excluez les zones saturées, et ajoutez les axes de passage : une ligne de tram, une route entre deux villes.

4. Quel contenu diffuser

La vidéo fonctionne mieux que l'image, parce que dans un métier de soin le patient choisit autant la personne que la technique. Trois ou quatre photos et une vidéo de présentation suffisent à démarrer, et le montage peut être délégué.

Prévoyez systématiquement cinq variantes de textes et cinq variantes de titres par publicité : l'algorithme testera lui-même celle qui fonctionne le mieux dans votre marché.

Pour aller plus loin

Audit stratégique offert : nous regardons si ce canal est adapté à votre zone.